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L’homophobie: un instrument de contrôle des classes populaires

3 avril 2015 par Khlaifia Wissem, Joseph Daher

lgbt

Notre rédaction s’est entretenue avec Khlaifia Wissem, militant LGBT, arrivé récemment en Suisse. Avec lui, nous reparcourons les étapes qui ont marqué la lutte LGBT dans la zone MENA (Middle East and North Africa), et en particulier en Tunisie après les processus révolutionnaires. Khlaifia Wissem nous permet de réitérer que plus que jamais, le combat contre l’homophobie doit être replacé au cœur de la lutte anticapitaliste.

Peux-tu nous décrire ton activité en tant que militant LGBT en Tunisie ? 

Je suis né à Tunis il y a 28 ans de cela. Mon militantisme pour la cause LGBT a commencé en 2006 dans la clandestinité. J’ai rejoint l’Association tunisienne de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le sida (ATL MST SIDA), une association de santé publique, qui me servait de couverture pour militer pour les droits LGBT juste après la révolution. Membre fondateur de la première association LGBT en Tunisie  DAMJ pour l’égalité et la justice, j’ai été persécuté et agressé à plusieurs reprises tant par la police que par des groupes salafistes.

J’ai mené plusieurs actions de lutte contre l’homophobie et pour l’abolition de l’article 230 du code pénal tunisien qui condamne l’homo­sexualité à 3 ans d’emprisonnement. J’ai beaucoup œuvré pour les droits des minorités dans les divers pays de la zone MENA. Depuis la fin de l’année 2013, en Suisse, j’ai rejoint des associations qui luttent pour les droits de l’homme et des LGBT; ainsi je suis actuellement membre du comité DIALOGAI (la plus grande association gay de Genève), et trésorier du CODAP (Centre de conseil et d’appui pour les jeunes en matière de droits de l’homme).

Est-ce que les processus révolutionnaires, qui ont débuté en décembre 2010 en Tunisie, ont changé la situation pour la cause LGBT en Tunisie et ailleurs ? 

Au début, les LGBT étaient très impliqués dans le processus révolutionnaire. Ils·Elles ont participé, drapeau gay au vent, à la marche du 14 janvier qui a marqué la chute de Ben Ali. La communauté LGBT était très optimiste, malgré le nombre de martyrs dans ses rangs. En février 2014 déjà, elle mettait en place les procédures pour la création d’une association LGBT. Mais très rapidement, avec le changement du climat politique en Tunisie, l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir et le salafisme rampant au sein de la société tunisienne, les crimes homophobes ont commencé à devenir monnaie courante, sans que les coupables ne soient ennuyés. On a pu dénombrer plus de 20 assassinats de type homophobe mais non présentés comme tels par le Ministère de l’intérieur, sauf lorsque les victimes sont des touristes. La situation s’est indubitablement dégradée pour la communauté LGBT au cours de ces dernières années.

Comment s’organise la résistance et la lutte pour les droits LGBT au Moyen Orient et en Afrique du Nord ? Quelles sont les difficultés que tu rencontres dans ton activisme en Tunisie et dans d’autre pays du Moyen Orient et Afrique du Nord ? 

La bataille pour les droits des LGBT dans la majorité des pays de la zone MENA passe par les organisations de lutte et de prévention du SIDA. Récemment, de nombreuses associations ont été créées pour défendre la communauté LGBT. Cependant, ces mi­li­tant·e·s sont en butte à des arrestations arbitraires et constantes, ne laissant d’autres choix aux mi­li­tant·e·s que le retour à la clandestinité. L’an dernier, par exemple, ils·elles ont lancé des campagnes sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, sous le titre Homme sans Droits; ils·elles ont également utilisé les tags comme moyen d’expression dans toute la Tunisie contre l’article 230.

A la fin de l’année 2014, 26 hommes ont été accusés en Egypte d’avoir organisé et/ou participé à des « orgies homosexuelles ». Ils ont comparu pour « débauche » devant le tribunal après leur interpellation dans un hammam du Caire. Dirais-tu que les régimes autoritaires utilisent l’homophobie, comme le patriarcat ou le communautarisme, pour contrôler et diviser les classes populaires ?

Absolument ! Et ça a toujours été ainsi. L’homophobie sert de diversion aux vrais problèmes sociaux et économiques de la population. Lorsque ce type de régimes s’attaque aux minorités, telles que les cooptes et la communauté LGBT, ils visent essentiellement à diviser les classes populaires unies au-delà des différentes orientations sexuelles, religieuses ou raciales.

Quelle est la position des mouvements de gauche sur la question LGBT et la défense de leurs droits ?

Pour être sincère, pas tous les partis de gauche ne soutiennent notre cause et nous avons même été témoins de réactions homophobes dans certains d’entre eux, juste après la révolution. Nous avons essayé de plaider pour nos droits au sein de ces partis et avons été en butte à des réactions violentes les conduisant parfois à nous expulser de leurs locaux. Mais notre combat ne manque pas de sympa­thi­sant·e·s au sein de la gauche tunisienne. Cependant, refusant de comprendre que nos luttes sont liées, ils·elles nous poussent souvent dans nos derniers retranchements en agitant la phrase magique « ce n’est pas le moment », une phrase bien connue par les féministes depuis plus d’un siècle.

Propos recueillis pour solidaritéS par Joseph Daher

Source : solidaritéS

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