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Les sports, les médias, la culture

2 juillet 2015 par Pips Patroons

Le football, une peste émotionnelle

Depuis quand les sports font-ils une partie du journal ? Pourquoi informe-t-on les citoyens non seulement des événements politiques, sociaux et météorologiques, ce qui est normal dans une démocratie, mais également des activités sportives ? Les citoyens n’ont quand même pas besoin des résultats des matchs de foot pour se faire une idée de la politique gouvernementale et des critiques des partis d’opposition. Ou est-ce-que je me trompe ? Les sports sont un fait social, et même un « fait social total » comme l’écrivent Jean-Marie Brohm et Marc Perelman (dorénavant B & P) dans Le football, une peste émotionelle (2006). « Totalisation interne, parce que toutes les composantes institutionnelles, économiques, politiques, psychosociales, pulsionnelles, etc., du football interagissent entre elles. Totalisation externe, parce que le football ne peut être réellement compris qu’en étant replacé dans son cadre global : le capitalisme mondialisé dont il est le parfait miroir ». Suit une diatribe contre le foot où mêmes les hommes de gauche qui s’enthousiasment pour ce jeux (dont feu le trotskiste Daniel Bensaïd) ne sont pas épargnés. Les auteurs se réclament de la critique culturelle de l’École de Francfort, et j’ai l’impression qu’ils regardent avec condescendance les amateurs de ce sport, tout comme Adorno et Horkheimer jetaient du haut de leur chaires académiques des cris d’horreurs contre le jazz. N’empêche que B & P ont raison de dire que les sports sont dominés par les mécanismes du capital. Agressivité, concurrence, dopage, corruption, affairisme, arrangements, xénophobie, racisme, utilisation politique… On y trouve, surtout dans les sports mondialement populaires comme le foot, toute la gamme des aspects du capitalisme tardif. Ils présentent le foot comme un opium du peuple (à l’instar de Karl Marx sur la religion), une soupape d’échappement (Erich Fromm), un fétichisme (Sigmund Freud), etc. Il est exact que les sports de masse, c’est-à-dire les sports-spectacles, servent à adoucir les antagonismes de classe et à renforcer les réactions nationalistes. Mais ils ne sont pas les seuls à le faire. Il est vrai qu’ils produisent des identités de groupes factices, là où le bas niveau de la conscience de classe sape l’identité de classe. Tout cela n’échappe pas aux dirigeants politiques, qui se présentent (non pas toujours hypocritement) comme des fans, ce qui leur donne une certaine popularité parmi leurs électeurs. Mais il ne s’agit pas d’un complot. Les sports-spectacles, comme toutes les grandes entreprises, produisent du profit, et c’est ce profit qui motive en premier lieu les organisateurs des événements sportifs. Les sports font donc partie de la culture, plus précisément de la culture de masse. Ce sont des formes d’art. Bien qu’en une moindre mesure que le « grand art » (individualiste) qui selon B & P « possède un savoir, une histoire, des techniques ». Mais dans les sports il s’agit aussi de techniques qu’il faut maitriser par des exercices assidus sous la direction d’un coach, tout comme l’artisan d’antan commençait sa formation comme apprenti, devenait ensuite compagnon pour finir comme maître (si la place était libre). Cet art est-il libérateur ? J’en doute. Mais quel art est vraiment libérateur ? La Walkyrie ? Le déjeuner sur l’herbe ? Splendeurs et misères des courtisanes ? Procure-t-il du plaisir au spectateur ? Oui. Est-ce que ce plaisir est malsain ou sain ? Parfois l’un et parfois l’autre. Les spectateurs qui applaudissent frénétiquement la diva qui vient de chanter un aria de Mozart sont-ils plus cultivés que les tifosi ? Je n’en suis pas sur. Revenons aux médias. Les sports-spectacles ne peuvent exister sans les médias, en premier lieux la télé. L’audimat oblige la télé de montrer ces spectacles, qui sont devenu un besoin. La forme de l’activité sportive et le contenu des médias sont médiatisés par le profit. Le style du commentateur sportif (une logorrhée excitée à grande vitesse) ne ressemble pas au style du journaliste politique (qui emploie une rhétorique plus posée). Ces journalistes sportifs reproduisent ce style même quand ils doivent faire un commentaire, non sur un match de foot ou de tennis, mais sur un événement « administratif » dans les hautes sphères des organisations sportives mondiales. C’était le cas le 2 mai 2015 avec l’annonce sur France Inter de la démission du nouveau président de la FIFA. Mais il se peut que les batailles des présidences dans ces milieux ne sont pas différents des matchs dans le stade. Ceci dit, B & P n’y vont pas de main légère. Je cite : « La désublimation répressive inhérente au football se prolonge ainsi dans le développement de comportements homosexuels latents entre les joueurs sur la base d’une complicité sadomasochiste ou d’un narcissisme de groupe. Cette homosexualité latente que Freud a mise en évidence dans le groupements sociaux – notamment ce qu’il a appelé les « ‘foules artificielles’, en particulier l’Église et l’armée – est particulièrement forte lorsque ces groupements sociaux ne sont pas mixtes, ce qui fut le cas des bandes nazies en Allemagne et ce qui est bien sûr le cas dans la quasi-totalité des équipes de sports collectifs, en particulier dans le football. » Pour Adorno et Horkheimer, on assiste dans la société de masse actuelle à une « homosexualisation inconsciente » dans la mesure où l’idéal érotique à régressé vers la perversité polymorphe infantile.  Etc, etc., etc. Je me demande si cette « homosexualité inconsciente » liée au foot ne serait pas à l’origine du mariage pour tous. Et puis qu’est qu’ils ont contre les pédés, les gouines, les tantouzes et autres gays, Adorno, Brohm, Freud, Horkheimer et Perelman ? Je me demande aussi si ça vous donne envie de le lire, ce livre. C’est certainement pas de la petite bière.

 

image du livre Le football, une peste émotionnelle

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Pips Patroons

Pips Patroons est né à Anvers en 1946, a passé son enfance au Congo, a étudié l'histoire à l'Université de Gand puis à l'Université Catholique de Louvain. Après avoir habité en Angleterre, puis dans le sud-ouest de la France, il est revenu dans une Belgique récemment, un pays dont il ne reconnaît pas encore toutes les nouveautés. Il est militant de la gauche radicale depuis longtemps et prépare un ouvrage sur l’idéologie du mouvement flamand au 20e siècle.
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