Axel Farkas, candidat LCR sur la liste PTB-GO! en Brabant wallon, arrêté pour vouloir témoigner d’une rafle à la Stib

axel stib

Mercredi, Axel Farkas, candidat LCR, 3e effectif sur la liste régional PTB-GO! en Brabant wallon, assiste à une nouvelle rafle à la Stib. En prenant des photos pour témoigner de la collaboration des agents de la Stib et de la police, il est arrêté pour « trouble à l’ordre public ». Voici son témoignage. Stop à la criminalisation des usagers ! Stop aux rafles de sans-papiers ! Stop aux abus de pouvoir ! Gratuité des transports en commun ! Régularisation de tous les sans-papiers ! (JAC et LCR)

125-axel

Ce mercredi 2 avril nous étions plusieurs JAC à manifester pour un refinancement de l’enseignement. La manif se terminant à Flagey nous y sommes restés quelques heures pour profiter du soleil et discuter. Vers 17h30, un camarade m’appelle pour me prévenir qu’il y a des contrôleurs de la STIB accompagnés de la police à Flagey.

Etant sur place je m’éloigne du groupe avec lequel j’étais et je me rapproche des arrêts STIB. Une fois sur place, j’aperçois, des contrôleurs de la STIB, la police, des agents de la paix et une femme arrêtée.

Je décide de prendre une photo. Après l’avoir prise un policier me demande : « Vous avez pris une photo? », je lui réponds que oui. Il ne dit rien et continue ce qu’il était en train de faire. Je décide de prendre une 2e photo et je m’en vais.

Lorsque je rejoignais le groupe avec lequel j’étais, une dame m’arrête en chemin et me demande si j’ai pris des photos, je lui réponds que oui. Elle me demande « Est-ce que je peux les voir? », je refuse. C’est après mon refus qu’elle sort une carte de sa poche et me la montre. Le temps de pouvoir y lire « Police », elle m’annonce : « Je vous arrête! »

Devant cette injustice je crie pour prévenir mes camarades plus loin que je suis en train de me faire arrêter et pour qu’ils/elles gardent mon sac avec toutes mes affaires dedans. On m’a menotté comme si j’avais commis un crime et mis dans la voiture de police. C’est dans la voiture que j’apprends que je suis arrêté pour « trouble de l’ordre public ». Quand je leur demande plus de précisions ils m’annoncent que c’est pour avoir crié sur la place. Je leur ai rappelé que j’ai crié après l’annonce de mon arrestation mais c’était comme si je parlais dans le vide.

Pendant tout le chemin et même a l’intérieur du commissariat, les policiers m’ont répété que je n’avais pas le droit de les prendre en photo. Je leur répondais sans cesse que je connaissais mes droits, qu’ils étaient sur un lieu public et que ma seule obligation était de flouter leurs visages. Ils m’ont menacé plusieurs fois de supprimer mes photos.

Après plusieurs longues minutes d’attente au commissariat, le commissaire est venu et a confirmé mes dires. J’ai pu garder mes photos et j’ai été libéré.Vous pouvez voir les photos dans cet article qui démontrent bien la collaboration entre la STIB et la police!

Print Friendly, PDF & Email